L’orphénadrine a été introduite dans les années 1950 (vers 1959 aux États-Unis) et est un myorelaxant à action centrale utilisé pour le soulagement à court terme des spasmes musculaires et des douleurs musculo-squelettiques. Elle agit dans le cerveau et la moelle épinière pour réduire la tension musculaire et les signaux de douleur, plutôt que d’agir directement sur les muscles. Elle est couramment prescrite pour des affections telles que les douleurs dorsales, les entorses et les foulures, mais elle doit être utilisée uniquement pendant une courte période en raison de possibles effets secondaires tels que somnolence, sécheresse de la bouche et étourdissements.

NOMS COMMERCIAUX

  • Norflex : le principal nom de marque le plus courant de l’orphénadrine citrate.

  • NorgesicNorgesic Forte : association fréquente d’orphénadrine, d’aspirine et de caféine.

  • Orfenace : nom commercial utilisé dans certaines régions.

MÉCANISME D’ACTION

L’orphénadrine est un myorelaxant à action centrale qui agit principalement comme agent anticholinergique (antimuscarinique) pour soulager la douleur liée aux spasmes musculaires. Elle agit au niveau du système nerveux central (SNC), probablement en bloquant les récepteurs NMDA et H1 de l’histamine, réduisant ainsi les influx nerveux moteurs et produisant des effets analgésiques et sédatifs légers.

PHARMACOCINÉTIQUE

Absorption :
L’orphénadrine est bien absorbée par le tractus gastro-intestinal après administration orale, avec des concentrations maximales atteintes en quelques heures.

Distribution :
Elle est largement distribuée dans les tissus corporels, y compris le système nerveux central, et peut traverser la barrière hémato-encéphalique grâce à sa lipophilie.

Métabolisme :
Elle est principalement métabolisée au niveau hépatique par N-déméthylation et hydroxylation, produisant des métabolites actifs et inactifs.

Élimination :
Elle est principalement éliminée par voie rénale dans les urines, sous forme inchangée et de métabolites, avec une demi-vie relativement longue permettant une action prolongée.

 

PHARMACODYNAMIE

L’orphénadrine agit comme un myorelaxant à action centrale avec des propriétés anticholinergiques et antihistaminiques légères. Elle n’agit pas directement sur les muscles squelettiques, mais bloque les signaux nerveux impliqués dans la contraction musculaire et la transmission de la douleur, entraînant une relaxation musculaire et une diminution de l’inconfort

ADMINISTRATION

L’orphénadrine est administrée par voie orale sous forme de comprimés, généralement en une ou plusieurs prises quotidiennes selon la prescription médicale. Elle peut être prise avec ou sans nourriture et doit être avalée avec de l’eau pour un soulagement à court terme des spasmes musculaires.

POSOLOGIE ET DOSAGES

L’orphénadrine est généralement disponible sous forme de comprimés de 100 mg (libération immédiate) et de 100 mg ou 200 mg (libération prolongée).
La dose adulte habituelle est de 100 mg, 2 à 3 fois par jour, ou 200 mg en libération prolongée une à deux fois par jour, selon la gravité des symptômes et la prescription médicale. La posologie exacte est individualisée et ne doit pas dépasser la dose quotidienne maximale recommandée.

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

L’orphénadrine peut interagir avec l’alcool, les sédatifs, les opioïdes, les antihistaminiques et les antidépresseurs, augmentant la somnolence et les effets anticholinergiques tels que la sécheresse buccale et la confusion. Elle doit être évitée avec les inhibiteurs de la MAO en raison du risque de réactions graves.

INTERACTIONS ALIMENTAIRES

L’orphénadrine n’a pas d’interactions alimentaires cliniquement significatives majeures. Elle peut être prise avec ou sans nourriture, mais la prise avec de la nourriture peut réduire les troubles gastriques chez certaines personnes. Cependant, l’alcool doit être évité car il augmente la somnolence, les étourdissements et les troubles de la coordination.

CONTRE-INDICATIONS

L’orphénadrine est contre-indiquée chez les patients présentant une hypersensibilité au médicament ou à ses composants. Elle ne doit pas être utilisée en cas de glaucome à angle fermé, de rétention urinaire ou d’hypertrophie de la prostate, de myasthénie grave ou de troubles obstructifs gastro-intestinaux. Elle est également généralement évitée chez les patients présentant des troubles graves du rythme cardiaque ou une tachycardie importante, ainsi que chez ceux qui ne tolèrent pas ses effets anticholinergiques.

EFFETS SECONDAIRES

  • Sécheresse de la bouche, du nez ou de la gorge

  • Étourdissements ou vertiges

  • Somnolence ou sédation

  • Vision trouble ou dilatation des pupilles

  • Constipation

  • Nausées ou vomissements

  • Faiblesse

SURDOSAGE

Un surdosage d’orphénadrine peut provoquer de graves effets anticholinergiques tels que confusion, hallucinations, sécheresse buccale, tachycardie, rétention urinaire et mydriase. Dans les cas sévères, il peut entraîner des convulsions, un coma ou des troubles respiratoires, nécessitant une prise en charge médicale urgente.

TOXICITÉ

La toxicité de l’orphénadrine est principalement due à ses effets anticholinergiques et sur le système nerveux central. Les niveaux toxiques peuvent provoquer confusion, agitation, hallucinations, sécheresse buccale sévère, vision trouble, rougeurs, tachycardie, rétention urinaire, hyperthermie et diminution de la transpiration. Dans les cas graves, elle peut évoluer vers des convulsions, un coma, des arythmies cardiaques et une dépression respiratoire.

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Numéro CAS
Orphenadrine STD - 341-69-5 ; IMP - A - 5472-13-9 ; IMP - B - 131-58-8 ; IMP - C - 17349-96-1 ; IMP - D - 58-73-1 ; IMP - F - 19804-27-4 ;
Autre numéro CAS
341-69-5 (Citrate) , 83-98-7 (Free Base)
Numéro CAS
341-69-5
Autre numéro CAS
341-69-5 (Citrate) , 83-98-7 (Free Base)