Le glipizide est un médicament oral utilisé pour traiter le diabète de type 2 et appartient à la classe des sulfonylurées. Il abaisse la glycémie en stimulant le pancréas à libérer de l'insuline, en particulier après les repas. Ce médicament est disponible sous forme à libération immédiate et à libération prolongée et est souvent prescrit en association avec un régime alimentaire et de l'exercice physique pour un contrôle optimal de la glycémie. Les doses typiques varient de 5 mg à 20 mg par jour, et les effets secondaires courants comprennent l'hypoglycémie, les nausées et la prise de poids, ce qui rend une surveillance régulière de la glycémie importante. Le développement du glipizide remonte aux années 1960 et 1970, une période où la recherche sur les sulfonylurées était en pleine expansion. Ces médicaments étaient initialement dérivés des antibiotiques sulfonamides, et les chercheurs ont découvert leur capacité à améliorer la sécrétion d'insuline. Le glipizide a été créé comme une sulfonylurée de deuxième génération, offrant une plus grande efficacité et moins d'effets secondaires que les médicaments de première génération comme le tolbutamide. Approuvé par la FDA à la fin des années 1970, le glipizide est depuis devenu une option largement utilisée et fiable pour la prise en charge du diabète de type 2 en raison de son efficacité, de sa sécurité et de sa facilité d'utilisation.

NOMS DE MARQUE
Le glipizide est commercialisé sous plusieurs noms de marque dans le monde entier, notamment Glucotrol, Glucotrol XL, Glipizide XL et Minidiab. Ces marques sont disponibles sous forme à libération immédiate et à libération prolongée. Les formes à libération prolongée sont conçues pour une administration une fois par jour afin d'assurer un meilleur contrôle de la glycémie. Différents pays peuvent avoir des variations régionales de marques. Le choix de la marque dépend souvent de la disponibilité, du coût et des préférences du patient.
MÉCANISME D'ACTION
Le glipizide agit en stimulant les cellules bêta pancréatiques à libérer de l'insuline. Cette augmentation de l'insuline contribue à abaisser la glycémie, en particulier après les repas. Il améliore également légèrement la sensibilité périphérique à l'insuline dans les tissus. En tant que sulfonylurée, il se lie aux récepteurs des sulfonylurées sur les cellules bêta, provoquant la fermeture des canaux potassiques. Cela dépolarise la membrane cellulaire, permettant l'entrée de calcium et déclenchant la sécrétion d'insuline.
PHARMACOCINÉTIQUE
Absorption :
Le glipizide est rapidement absorbé après administration orale, avec des concentrations plasmatiques maximales atteintes en 1 à 3 heures. Les aliments peuvent légèrement ralentir l'absorption, mais cela ne modifie pas la biodisponibilité globale. Les formes à libération prolongée sont absorbées plus lentement pour maintenir des concentrations sanguines stables. La biodisponibilité est généralement élevée, de l'ordre de 70 à 90 %. L'absorption n'est pas significativement affectée par l'âge ou une insuffisance rénale légère.
Distribution :
Le glipizide est largement distribué dans l'organisme et fortement lié aux protéines plasmatiques (≥ 98 %), principalement à l'albumine. Le volume de distribution est d'environ 0,2 L/kg. Il peut traverser la barrière placentaire, mais sa sécrétion dans le lait maternel est minime. La liaison tissulaire est modérée, avec des concentrations plus élevées dans le foie et les reins.
Métabolisme :
Le glipizide est largement métabolisé dans le foie par l'enzyme CYP2C9. Ses principaux métabolites sont inactifs et contribuent peu à l'activité hypoglycémiante. Le métabolisme de premier passage réduit la quantité de médicament inchangé atteignant la circulation systémique. La fonction hépatique influence significativement la clairance du médicament.
Élimination :
Le glipizide et ses métabolites sont principalement excrétés dans les urines, avec une élimination partielle dans les fèces. La demi-vie d'élimination est d'environ 2 à 4 heures pour les formes à libération immédiate et jusqu'à 24 heures pour les formes à libération prolongée. L'insuffisance rénale peut prolonger l'action du médicament et augmenter le risque d'hypoglycémie.
PHARMACODYNAMIE
Le glipizide abaisse la glycémie en stimulant la libération d'insuline par les cellules bêta du pancréas. Son effet est dépendant du glucose, ce qui signifie que la libération d'insuline augmente principalement lorsque la glycémie est élevée. Le médicament réduit la glycémie à jeun et postprandiale. L'effet hypoglycémiant maximal est atteint 1 à 3 heures après l'administration des formes à libération immédiate. Les formes à libération prolongée procurent un effet plus régulier et prolongé sur 24 heures.
ADMINISTRATION
Le glipizide est administré par voie orale avec de l'eau. Les comprimés à libération immédiate sont généralement pris 30 minutes avant les repas afin de réduire les pics de glycémie postprandiale. Les comprimés à libération prolongée peuvent être pris une fois par jour au petit-déjeuner. Les comprimés ne doivent pas être coupés ni écrasés. Une prise régulière aux mêmes heures, en respectant les repas, contribue à prévenir l'hypoglycémie.
POSOLOGIE ET ​​CONCENTRATION
Les comprimés à libération immédiate sont disponibles en dosages de 5 mg et 10 mg. Les comprimés à libération prolongée (Glipizide XL) sont disponibles en dosages de 2,5 mg, 5 mg et 10 mg. La dose initiale habituelle est de 5 mg une ou deux fois par jour pour les formes à libération immédiate, ajustée en fonction de la réponse. La dose initiale pour les formes à libération prolongée est généralement de 5 mg une fois par jour. La dose maximale recommandée est de 40 mg/jour pour les formes à libération immédiate et de 20 mg/jour pour les formes à libération prolongée.

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Le glipizide interagit avec d'autres antidiabétiques, augmentant le risque d'hypoglycémie. Des médicaments tels que les bêta-bloquants, le fluconazole et les sulfamides peuvent potentialiser ses effets. Des médicaments comme les corticostéroïdes, les thiazidiques et les hormones thyroïdiennes peuvent réduire son effet hypoglycémiant. L'alcool peut provoquer une réaction de type disulfirame. Une surveillance attentive est essentielle en cas de prise de plusieurs médicaments.

INTERACTIONS ALIMENTAIRES

Le glipizide doit être pris pendant ou juste avant les repas pour prévenir l'hypoglycémie. L'alcool peut accentuer l'hypoglycémie ou provoquer des rougeurs, des nausées et des palpitations. Les repas riches en glucides peuvent réduire temporairement son efficacité. Le jus de pamplemousse n'affecte pas significativement le glipizide, contrairement à certains autres médicaments. Une alimentation régulière contribue à assurer un contrôle glycémique prévisible.

CONTRE-INDICATIONS

Le glipizide est contre-indiqué en cas de diabète de type 1, car il nécessite des cellules bêta fonctionnelles. Il ne doit pas être utilisé en cas d'acidocétose diabétique ou d'hyperglycémie sévère. Une allergie connue aux sulfonylurées ou aux sulfamides constitue une contre-indication. Une insuffisance rénale ou hépatique sévère augmente le risque de toxicité. La grossesse et l'allaitement nécessitent une évaluation attentive avant utilisation.

EFFETS SECONDAIRES

Les effets secondaires courants comprennent l'hypoglycémie, les nausées, les vomissements et la prise de poids. Plus rarement, il peut provoquer des éruptions cutanées, une photosensibilité ou une élévation des enzymes hépatiques. Une hypoglycémie sévère peut entraîner une confusion, des convulsions ou un coma. Des troubles gastro-intestinaux tels que des ballonnements ou des diarrhées peuvent survenir. Les réactions allergiques sont rares mais possibles.

SURDOSAGE

Un surdosage de glipizide entraîne généralement une hypoglycémie sévère, potentiellement mortelle. Les symptômes comprennent des sueurs, des tremblements, une confusion et une perte de conscience. Le traitement immédiat consiste en l'administration de glucose par voie orale ou de dextrose par voie intraveineuse. Une surveillance étroite de la glycémie et des signes vitaux est nécessaire. Dans les cas graves, une hospitalisation peut être requise pour des soins de soutien.

TOXICITÉ

Un surdosage chronique ou une accumulation peuvent entraîner une hypoglycémie prolongée, en particulier chez les personnes âgées ou les patients atteints d'insuffisance rénale. Une hypoglycémie sévère peut provoquer des lésions neurologiques ou des complications cardiovasculaires. Le risque de toxicité augmente avec les interactions médicamenteuses, la consommation d'alcool ou des repas irréguliers. Un dysfonctionnement hépatique ou rénal peut exacerber les effets toxiques. La prévention repose sur l'ajustement de la dose, la surveillance et l'éducation du patient.

 

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Numéro CAS
29094-61-9
Autre numéro CAS
228111-78-2 (HCl salt) ; 88159-36-8 (Na salt)
Numéro CAS
33288-71-0
Autre numéro CAS
84522-34-9 (Na salt)