L'entécavir, un médicament antiviral utilisé pour traiter l'infection chronique par le virus de l'hépatite B (VHB), a été développé dans les années 1990 et approuvé pour un usage médical au début des années 2000. Son histoire se caractérise par sa grande puissance et son faible profil de résistance, ce qui en fait l'un des traitements les plus efficaces pour inhiber la réplication du VHB. L'entécavir, un inhibiteur nucléosidique de la transcriptase inverse (INTI), a été approuvé aux États-Unis en 2005 et est couramment inclus dans les thérapies antivirales à long terme contre l'hépatite B chronique. Son développement a nécessité de vastes essais cliniques pour évaluer son efficacité et sa sécurité, en particulier chez les patients porteurs d'un VHB résistant à la lamivudine ; il est depuis devenu un traitement de première ligne standard pour l'infection chronique par le VHB à l'échelle mondiale.

NOMS COMMERCIAUX

  1. Baraclude – la marque la plus largement reconnue, commercialisée à l'origine par Bristol-Myers Squibb.

  2. Entécavir – formulations génériques utilisées dans le monde entier.

MÉCANISME D'ACTION

L'entécavir est un inhibiteur nucléosidique de la transcriptase inverse (INTI) qui cible la polymérase du virus de l'hépatite B (VHB). Une fois phosphorylé à l'intérieur des hépatocytes pour former sa forme triphosphate active, l'entécavir entre en compétition avec les nucléosides naturels lors de la synthèse de l'ADN viral.

PHARMACOCINÉTIQUE

Absorption

L'entécavir est rapidement absorbé après administration orale, les concentrations plasmatiques maximales étant généralement atteintes en 0,5 à 1,5 heure chez les sujets à jeun.

Distribution

L'entécavir présente un volume de distribution modéré, d'environ 0,8 à 1,3 L/kg, ce qui indique qu'il se distribue bien dans l'ensemble des tissus corporels, y compris le foie, qui constitue le site principal de réplication du virus de l'hépatite B.

Métabolisme

L'entécavir subit un métabolisme minime dans l'organisme. La majeure partie du médicament demeure sous sa forme active et inchangée, ce qui contribue à sa pharmacocinétique prévisible et à son activité antivirale constante.

Élimination

L'entécavir est principalement éliminé par excrétion rénale, environ 80 à 90 % de la dose administrée étant excrétés sous forme inchangée dans les urines. Sa demi-vie d'élimination varie de 128 à 149 heures chez les patients présentant une fonction rénale normale, ce qui permet une administration en une prise unique quotidienne.

 PHARMACODYNAMIQUE

L'entécavir présente une activité antivirale puissante et sélective contre le virus de l'hépatite B (VHB) en inhibant la synthèse de l'ADN viral. Sa forme triphosphate active bloque plusieurs étapes de l'activité de la polymérase du VHB, notamment l'amorçage des bases, la transcription inverse du brin d'ADN négatif et la synthèse du brin d'ADN positif, entraînant ainsi la suppression de la réplication virale.

ADMINISTRATION

L'entécavir est administré par voie orale sous forme de comprimés, généralement une fois par jour, au cours ou en dehors des repas. Les comprimés sont disponibles en différents dosages, et la dose spécifique dépend de l'âge, du poids, de la fonction rénale du patient ainsi que de ses antécédents de traitement antiviral.

POSOLOGIE ET ​​DOSAGE

L'entécavir est disponible sous forme de comprimés oraux de 0,5 mg et 1 mg, la posologie étant adaptée aux antécédents thérapeutiques et à la fonction rénale du patient. Chez les adultes naïfs de traitement atteints d'hépatite B chronique, la dose habituelle est de 0,5 mg une fois par jour, tandis que les patients porteurs d'un VHB résistant à la lamivudine reçoivent généralement 1 mg une fois par jour.

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

L'entécavir présente un potentiel d'interactions médicamenteuses relativement faible car il subit un métabolisme minime et est principalement éliminé sous forme inchangée par les reins. Toutefois, la co-administration avec des médicaments néphrotoxiques (par ex. les aminosides, l'amphotéricine B ou les AINS à fortes doses) peut augmenter le risque de toxicité rénale, car une altération de la fonction rénale peut réduire la clairance de l'entécavir.

INTERACTIONS ALIMENTAIRES

L'entécavir peut être pris au cours ou en dehors des repas, car l'alimentation n'a qu'un impact minime sur son absorption ou son efficacité antivirale. Bien que les repas riches en graisses puissent légèrement retarder le moment d'atteinte des concentrations plasmatiques maximales, la biodisponibilité globale du médicament reste essentiellement inchangée.

CONTRE-INDICATIONS

L'entécavir est contre-indiqué chez les patients présentant une hypersensibilité connue à l'entécavir ou à l'un des composants de la formulation. Il ne doit pas être utilisé chez les patients atteints d'une maladie hépatique décompensée sans une surveillance étroite, car un arrêt brutal du traitement peut entraîner une exacerbation sévère de l'hépatite B.

EFFETS INDÉSIRABLES

  • Céphalées

  • Fatigue

  • Vertiges

  • Nausées

  • Vomissements

  • Diarrhée

TOXICITÉ

L'entécavir présente un profil de toxicité faible aux doses thérapeutiques, ce qui le rend généralement bien toléré chez les adultes et les enfants. Les effets toxiques sont rares, mais peuvent survenir en cas de surdosage ou chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère.

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Numéro CAS
142217-69-4
Autre numéro CAS
209216-23-9(Monohydrate Salt)
Numéro CAS
Entecavir STD-142217-69-4;209216-23-9(Monohydrate Salt): IMP-A-1367369-78-5: IMP-C-2204369-23-1