L'énoxolone, également connue sous le nom d'acide glycyrrhétinique, est un composé naturel dérivé de la racine de réglisse (*Glycyrrhiza glabra*) ; elle a fait l'objet d'études pour ses propriétés anti-inflammatoires, antivirales et hépatoprotectrices. Son historique comprend des recherches préliminaires sur ses effets médicinaux dans le cadre de la phytothérapie traditionnelle, suivies d'études pharmacologiques modernes ayant permis de caractériser ses activités biologiques. L'énoxolone a été étudiée en vue d'applications thérapeutiques potentielles dans le traitement des maladies hépatiques, des infections virales et des affections inflammatoires. Bien qu'elle soit généralement considérée comme sûre à doses modérées, une consommation excessive peut entraîner des effets indésirables tels que l'hypertension et l'hypokaliémie, en raison de son activité de type minéralocorticoïde. Les recherches sur l'énoxolone se poursuivent, notamment en ce qui concerne son rôle dans le développement de nouveaux traitements et de thérapies combinées ciblant les maladies virales et inflammatoires.

NOMS COMMERCIAUX

L'énoxolone, également connue sous le nom d'acide glycyrrhétinique, est un composé dérivé de la racine de réglisse, souvent étudié pour ses propriétés anti-inflammatoires, antivirales et hépatoprotectrices.

MÉCANISME D'ACTION

L'énoxolone, également connue sous le nom d'acide glycyrrhétinique, exerce ses effets pharmacologiques principalement en inhibant l'enzyme 11β-hydroxystéroïde déshydrogénase de type 2 (11β-HSD2), laquelle convertit habituellement le cortisol actif en cortisone inactive au sein des tissus sensibles aux minéralocorticoïdes, tels que les reins.

PHARMACODYNAMIE

L'énoxolone, métabolite actif de la glycyrrhizine, exerce ses effets pharmacologiques par le biais de multiples mécanismes. Son action principale réside dans l'inhibition de la 11β-hydroxystéroïde déshydrogénase de type 2 (11β-HSD2) ; ce mécanisme empêche la conversion du cortisol en cortisone inactive au sein des tissus sensibles aux minéralocorticoïdes, permettant ainsi au cortisol d'activer les récepteurs aux minéralocorticoïdes.

ADMINISTRATION

L'énoxolone est le plus souvent administrée par voie orale sous forme de préparations contenant de la glycyrrhizine — telles que comprimés, gélules, sirops ou extraits — car l'acide libre lui-même est mal absorbé.

POSOLOGIE ET ​​CONCENTRATION

L'énoxolone est généralement administrée par voie orale sous forme de préparations contenant de la glycyrrhizine, le composé libre étant mal absorbé. Chez l'adulte, la posologie orale habituelle varie de 25 à 150 mg de glycyrrhizine par prise, administrée une à trois fois par jour ; un apport quotidien maximal de 100 mg est recommandé afin de minimiser les risques de rétention sodique, d'hypokaliémie et d'hypertension.

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

L'énoxolone peut interagir avec plusieurs médicaments en raison de ses effets de type minéralocorticoïde et de son impact sur l'équilibre électrolytique. L'utilisation concomitante de diurétiques hypokaliémiants ou de corticostéroïdes systémiques peut accroître le risque d'hypokaliémie, d'œdèmes et d'hypertension.

CONTRE-INDICATIONS

L'énoxolone est contre-indiquée chez les sujets présentant une hypertension sévère, une insuffisance cardiaque ou des œdèmes importants, car ses effets de type minéralocorticoïde sont susceptibles d'aggraver la rétention hydrique et d'élever la pression artérielle. 

EFFETS SECONDAIRES

L'énoxolone est principalement absorbée après l'ingestion orale d'aliments ou de compléments contenant de la glycyrrhizine, tels que la racine de réglisse. Son absorption peut être légèrement influencée par la prise alimentaire, mais aucune restriction diététique majeure n'est généralement requise.

TOXICITÉ

La toxicité de l'énoxolone est principalement liée à ses effets de type minéralocorticoïde, susceptibles d'entraîner un pseudoaldostéronisme. Celui-ci se manifeste par une hypertension, une rétention hydrosodée, une hypokaliémie, des œdèmes et, dans les cas sévères, des arythmies cardiaques.