Le dihydrotachystérol (DHT) est un analogue synthétique de la vitamine D, développé au début du XXe siècle pour traiter les troubles du métabolisme du calcium, notamment l'hypocalcémie. Dérivé chimiquement de l'ergostérol irradié et structurellement apparenté aux composés de la vitamine D, il se distingue de la vitamine D naturelle par le fait qu'il ne nécessite pas d'activation rénale, ce qui le rend particulièrement utile chez les patients atteints d'hypoparathyroïdie ou d'insuffisance rénale. Son développement a fait suite à la découverte, dans les années 1920, du rôle de la vitamine D dans la prévention du rachitisme. Les chercheurs recherchaient alors des alternatives plus contrôlables et à action plus rapide ; le dihydrotachystérol s'est imposé comme un agent thérapeutique capable d'augmenter la calcémie de façon plus prévisible. Au milieu du XXe siècle, il était largement utilisé pour traiter des affections telles que l'hypoparathyroïdie et certaines formes de rachitisme, bien que son usage ait quelque peu diminué avec l'arrivée de nouveaux analogues actifs de la vitamine D, comme le calcitriol. Malgré cela, le dihydrotachystérol demeure historiquement important comme l'un des premiers dérivés synthétiques de la vitamine D utilisés en endocrinologie clinique.